Jour 2 – La Suisse

1134 kilomètres parcourus et 2 pays traversés

C’est sous un grand soleil que s’est réveillé le bivouac de Port. Après avoir récupéré leurs sacs de petits déjeuners, les équipages n’ont pas trainé sur le bivouac. Peu avant 8h00, les premières Peugeot 205 ont quitté le parking en direction de la Suisse, sans manquer de longer le magnifique lac de Nantua. L’impatience de découvrir le deuxième pays de l’itinéraire a motivé les participants à prendre la route le plus tôt possible.

Après 45 minutes de route, les équipages aperçoivent la frontière, la première de l’itinéraire. Pour entrer en Suisse et emprunter les routes du pays, chaque voiture doit se procurer une vignette. Celle-ci est en vente 40 Francs Suisse, soit environ 33 euros. Elle est valable un an mais les équipages ne l’utiliseront qu’une seule journée. Très vite, la frontière est envahie par les quelques 250 Peugeot 205 colorées attendant d’acheter la fameuse vignette à l’unique guichet ouvert, sous le regard amusé des policiers suisses. Quelques équipages prévoyants se sont procuré la vignette sur internet quelques jours auparavant et narguent leurs camarades en les dépassant.

Vers 9h30, toutes les voitures ont franchi la frontière. La découverte de la Suisse débute par la région du lac Léman : son lac, ses montagnes et ses vignes. On connaît davantage le pays pour son chocolat que pour son vin. Et pourtant, la production viticole est riche en Suisse, notamment grâce à des différences de climat et d’altitude. Les équipages longent la rive nord du lac jusqu’à Vevey en traversant Genève, Lausanne et Montreux. La « Riviera Suisse » offre un décor magnifique où se mêlent fleurs exotiques, palmiers et vue sur les montagnes environnantes. Certains en ont profité pour se rafraichir par une rapide baignade dans le lac, un peu frais, avant de s’enfoncer un peu plus dans le cœur du pays.

Alors que la chaleur continue de grimper, les Peugeot 205 débutent leur première ascension des Alpes suisses par le col de Jaun qui culmine à 1509 mètres d’altitude. Un premier test avant d’attaquer toute à l’heure l’ascension du col de Susten. Malgré ses routes en tête d’épingle, la traversée ne pose aucune difficulté aux Peugeot 205 ou à leurs conducteurs qui en profitent pour découvrir les paysages verdoyants du fameux district de… Gruyère !

Arrivés dans la région d’Interlaken, les participants ont pu découvrir quelques merveilles du centre de la Suisse telles que les chutes de Staubbach, seconde plus haute cascade du pays avec 297 mètres de chute, ou encore celles de Trümmelbach, plus grande cascades souterraines d’Europe. Étape incontournable de cet itinéraire, la plupart des équipages ont aussi visité les gorges de l’Aar, longues de 1,4 kilomètre et profondes de 200 mètres, qui offrent un spectacle à couper le souffle. Les eaux bleues de la rivière de l’Aar s’écoulent entre deux immenses falaises étroites dans un bruit tumultueux. Lacs, cascades, torrents, gorges… ce n’est pas pour rien que la Suisse est souvent surnommée le « château d’eau de l’Europe ».

Vers 17h00, les équipages reprennent la route pour aller affronter le col de Susten. Depuis 2015, le deuxième plus haut col de l’itinéraire donne du fil à retordre aux Peugeot 205 trentenaires. Culminant à 2224 mètres d’altitude, la route est un véritable défi pour les voitures mais aussi pour les conducteurs qui doivent veiller à ne pas trop forcer sur la pédale d’accélération tout en évitant d’avoir recours à l’embrayage. Les équipages n’hésitent pas à s’arrêter toutes les 30 minutes pour faire refroidir leur moteur. Chaque Peugeot 205 gravit à son rythme les nombreux lacets jusqu’au sommet du col où les participants immortalisent le magnifique panorama sur le glacier de Stein et son lac. Certains se livrent même à une bataille de boules de neige avant de repartir.

Alors que le soleil commence à décliner, les équipages arrivent l’un après l’autre au bivouac d’Iragna, deuxième bivouac de l’aventure. Ce soir, c’est sur le champ d’un centre d’équitation que les participants installent leurs tentes, entourés des montagnes suisses. Pas de douche, mais une bonne humeur qui se lit sur les visages des participants visiblement comblés par les magnifiques paysages découverts aujourd’hui. Sous le chapiteau, un bon repas chaud est servi, l’occasion de débriefer cette première journée sans souci mécanique majeur.

suivez toute l'actualité
europ'raid