Jour 15 – La Roumanie

5767 kilomètres parcourus et 13 pays traversés

Cela fait exactement deux semaines que l’aventure a commencé et les équipages se trouvent aujourd’hui au point le plus à l’Est de l’itinéraire. Au départ du flanc oriental du Grand Balkan, ils traverseront le Danube, deuxième plus long fleuve d’Europe et prendront la direction de Bucarest, capitale de la Roumanie, traversant ainsi le treizième pays de l’itinéraire. 379 kilomètres et 6 heures et 17 minutes de route les séparent du bivouac de Pitesti.

Pour ceux qui n’ont pas eu le temps la veille, la journée commence par la visite incontournable de Buzludzha. Depuis la toute première édition en 2014, cette étape est devenue un symbole de l’aventure. Au sommet de la montagne, à 1441 mètres d’altitude, la maison du parti communiste bulgare construite en 1981 est aujourd’hui abandonnée. Cet immense monument à l’architecture soviétique était censé abriter le siège du parti communiste bulgare. Il n’a cependant jamais servi en raison de la chute du régime et est resté en l’abandon depuis toutes ces années. En l’absence d’un programme de restauration, le bâtiment s’est dégradé au fil du temps si bien qu’il est aujourd’hui fermé au public, le toit menaçant de s’effondrer. Bien que l’intérieur qui renferme d’immenses mosaïques communistes ne soit plus visitables, la promenade autour de ce gigantesque monument dont la tour atteint 70 mètres de hauteur suffit à impressionner.

Avant de quitter définitivement la Bulgarie, les équipages ont l’occasion de découvrir Veliko Tarnovo, ancienne capitale du pays. Située à flanc de montagne, ses maisons et ruelles forment un amphithéâtre au-dessus de la rivière Yantra. La ville possède un important patrimoine historique et culturel avec sa forteresse Tsarevets du XIIème siècle, forteresse principale du second Empire bulgare, ou encore le monument Asenevtsi.

La frontière entre la Bulgarie et la Roumanie est symbolisée par le Danube, deuxième plus long fleuve d’Europe après la Volga qui coule entièrement en Russie. Long de 3019 kilomètres, le Danube prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne et coule vers l’Est jusqu’à la Mer Noire en bordant pas moins de 10 pays d’Europe : l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et l’Ukraine. Au total, si l’on compte tous ses affluents, le Danube traverse 18 pays ce qui en fait le fleuve qui traverse le plus de pays au monde. Le Danube est un symbole de la coopération européenne. Pour franchir la frontière, les équipages doivent donc traverser le Danube. Le Pont de l’amitié Roussé-Giurgiu, du nom des deux villes transfrontalières, était jusqu’en 2012 le seul pont qui reliait la Bulgarie à la Roumanie. Après seulement quelques minutes d’attente, ce qui contraste avec les heures d’attente aux frontières monténégrines, albanaises et bulgares, les Peugeot 205 peuvent franchir les 2223 mètres du pont et entrer en Roumanie.

Aussitôt arrivés en Roumanie, les équipages prennent donc la route de la capitale, en n’oubliant pas d’acheter la vignette automobile à la première station-service. Bucarest est nommée « Le petit Paris » en raison de ses longs boulevards bordés d’arbres ainsi que son Arc de Triomphe. Capitale et plus grande ville de Roumanie, elle est un important centre culturel avec des architectures à la fois anciennes et modernes, ses rues pavées, ses bâtiments historiques et ses nombreuses fontaines. Les équipages ont également pu apprendre la légende autour du nom de la ville : Bucuresti viendrait de Bucur, un berger qui s’est installé dans la région de la ville actuelle. L’autre surnom de Bucarest est « la ville de la joie » en référence au mot Bucur qui signifie « joie » en roumain. L’un des symboles de Bucarest est évidemment le Palais du parlement, qui avec ses 350 000m², est le second plus grand bâtiment administratif du monde après le Pentagone aux Etats-Unis.

À deux heures à l’Ouest de Bucarest se situe la ville de Pitesti. Pour la troisième édition consécutive, les équipages sont accueillis au stade Nicolae Dobrin. L’une après l’autre, les Peugeot 205 arrivent sur le parking du bivouac. Comme chaque soir, les participants dégustent un repas typique

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