Jour 10 – L’Albanie 2

3770 kilomètres parcourus et 10 pays traversés

Contrairement aux premiers pays traversés, l’Albanie nécessite deux jours de traversée pour rallier le Nord au Sud. Après une première journée de route jusqu’à Vlora, les équipages reprennent donc les routes albanaises en direction de la Grèce en longeant la côte Ionnienne le long de la célèbre Riviera albanaise. L’itinéraire du jour fait 278 kilomètres pour 7 heures et 12 minutes de route.

Ce matin, les participants profitent d’une dernière baignade dans la mer Adriatique avant de quitter la plage de Narta sur laquelle a eu lieu le bivouac. Après avoir replié leurs tentes et chassé tant bien que mal tout le sable qu’elles contenaient, les équipages ont donc repris la route en direction de la Riviera albanaise en traversant le centre de Vlora.

La Riviera s’étend sur une centaine de kilomètres entre Vlora et Saranda. Tout le long de la côte, une route vertigineuse entre mer et montagne permet de découvrir cette côte sauvage et escarpée de l’Albanie. Et le plus beau panorama est sans aucun doute celui du col de Llogara qui offre une vue plongeante sur la mer Ionienne et les montagnes qui s’y jettent. La montée jusqu’au col de Llogara, qui culmine à 1000 mètres d’altitude, ne pose aucune difficulté aux Peugeot 205 qui ont déjà grimpé deux fois à plus de 2000 mètres d’altitude. En redescendant du col, les participants aperçoivent les plages paradisiaques et l’eau bleue turquoise qui font la réputation de la Riviera albanaise. Au contraire de la Croatie, cette côte est relativement bien préservée et épargnée par le tourisme de masse.

Tout le long de la Riviera, plusieurs étapes permettent de découvrir le charme de la côte sud-ouest de l’Albanie, à commencer par le petit village côtier de Dhërmi où certains équipages ne manquent pas de s’arrêter. La forteresse d’Ali Pasha, qui fut utilisée comme base sous-marine par les soviétiques, attire également la curiosité par sa forme triangulaire peu commune. Perché sur une presqu’ile rocheuse, la vue de la forteresse sur la côte est impressionnante. Tout le long de la côte, petites criques et plages de sables blancs se succèdent jusqu’à la ville de Saranda qui symbolise la fin de la Riviera mais aussi la fin de la mer Adriatique.

En fin d’après-midi, les équipages franchissent la frontière de la Grèce, un passage de quelques minutes qui contraste avec les longues heures d’attente aux frontières des Balkans. Ils sont de retour dans l’Union Européenne. L’arrivée en Grèce est aussi synonyme de changement d’heure car le fuseau horaire a une heure de différence avec celui de l’Europe de l’Ouest. La journée est donc raccourcie d’une heure.

Avant d’arriver au bivouac, les équipages s’arrêtent à Parga, ville typiquement méditerranéenne située sur la côte Ouest de la Grèce. À flanc de colline, cette ville portuaire construite sur plusieurs niveaux possède des rues étroites ne permettant qu’une circulation piétonne. Les maisons toutes de couleurs différentes composent une magnifique mosaïque. La vue en hauteur est imprenable sur la région et son rôle de petit village de pêcheurs de l’époque a contribué à en faire une destination touristique majeure de la région.

Encore quelques dizaines de kilomètres et les équipages arrivent enfin au bivouac de Preveza. C’est au bord de la mer, sur la plage de Kanali que s’installe le dixième bivouac de l’aventure. Pour la deuxième fois consécutive, les participants vont donc pouvoir camper sur la plage et profiter de la mer. C’est d’ailleurs l’occasion de se baigner dans une nouvelle mer, la mer Ionienne. Située au sud de la mer Adriatique, cette partie de la mer Méditerranée sépare l’Italie, l’Albanie et la Grèce. Les équipages profitent également d’un repas traditionnel : des Souvláki.

suivez toute l'actualité
europ'raid