Jour 7 – La Bosnie-Herzégovine

Pour ce sixième jour de l’aventure, les équipages vont traverser le sixième pays de l’itinéraire : la Bosnie-Herzégovine. Ils quittent pour de bon l’Union Européenne pour s’enfoncer un peu plus dans les Balkans. L’itinéraire du jour fait 381 kilomètres pour 5 heures et 28 minutes jusqu’au bivouac de Tjentiste, au sud de la Bosnie-Herzégovine.

Après un arrêt pour acheter de l’eau et faire le plein de carburant, les équipages reprennent la route vers l’Est. Deux heures d’autoroute avant de rejoindre la frontière de la Bosnie-Herzégovine. C’est sous une chaleur étouffante, plus de 40°C que les participants attendent pendant plus d’une heure au poste frontière. Aussitôt franchi, la plupart prennent la route des chutes de Kravice, tout près, tandis que les équipages de l’action solidaire filent directement en direction de Mostar pour ne pas être en retard à l’action solidaire. Car ce septième jour de l’aventure est un jour important pour les équipages et l’organisation : c’est le jour de la première action solidaire.

Les Chutes de Kravice

Étape incontournable de l’itinéraire, les chutes de Kravice sont très attendues par les participants, encore plus sous cette chaleur. C’est un amphithéâtre de cascades se jetant dans un lac au milieu d’une faune dense. Situé à l’entrée à la frontière de la Bosnie-Herzégovine, la plupart des équipages s’y sont arrêtés juste avant de prendre la direction de Mostar.

L’action solidaire de Mostar

C’est à Mostar que se déroule donc la première action solidaire. Les 35 premiers équipages interviennent dans une école gérée par l’association « Los Rosales ». Cette association a pour principales missions de réhabiliter, socialiser et éduquer les enfants et jeunes de la ville de Mostar. Elle accueille 137 enfants dispersés dans 7 villes du canton de Mostar. Le but est de permettre à ces enfants de devenir des adultes indépendants et responsables. Les enfants sont originaires de familles défavorisées, c’est pourquoi le centre offre un transport scolaire gratuit et 2 repas par jour.

Vers 14h00, tous les équipages sont arrivés dans l’école et arpente déjà les couloirs et salles de classe. Une dizaine d’enfants est présente, accompagnée de leurs familles. Après un discours de remerciement de la directrice de l’école, quelques jeux et fournitures sont offerts aux enfants présents. Les autres sont entreposés dans le gymnase et seront distribués à la rentrée scolaire. Au total, les 35 équipages ont acheminé 3,5 tonnes de matériel scolaire, sportif et médical.

Un membre de l’équipage Chabl’Raid, dentiste, propose un examen dentaire aux enfants tout en distribuant brosse à dent et dentifrice.

La vieille ville de Mostar

Avant de reprendre la route en direction du bivouac, les équipages font halte à Mostar. Cette ville a particulièrement souffert de la guerre et les traces de balles et de bombes sont encore bien présentes sur les plus anciens bâtiments. Mais, avec son architecture médiévale et musulmane, elle est considérée comme l’une des plus belles villes du pays. Elle a su conserver un riche patrimoine culturel tel que sa mosquée, son marché et son vieux pont inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La soirée en Bosnie-Herzégovine

Après un peu plus de deux heures de route, les équipages pénètrent dans le parc national de Sutjeska. Ce parc de 172 km² abrite le point culminant du pays ainsi qu’une des dernières forêts primaires d’Europe avec ses populations de loups et d’ours. Son entrée est marquée par un monument symbolisant la défaite de l’Axe et la mort de 7000 personnes lors de la bataille de Sutjeska en 1943. C’est d’ailleurs à quelques centaines de mètres du monument que bivouaquent les participants, au cœur même du parc national.

Le climat dans le parc national est beaucoup plus frais et les températures retombent enfin après 5 jours et 5 nuits à plus de 30°C. Avant de profiter du concert organisé par un groupe de rock local, les participants dégustent un excellent repas sur la terrasse de l’hôtel, à proximité du campement. Le bivouac s’éteint rapidement à cause de la fatigue et parce que l’organisation a décidé d’avancer le départ du bivouac, le lendemain matin, pour éviter les embouteillages à la frontière.

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