Jour 8 – Le Monténégro

Aujourd’hui, samedi 6 août, cela fait une semaine précisément que les participants sont partis de Blain pour vivre l’aventure Europ’Raid. Après la Bosnie-Herzégovine, c’est la frontière du Monténégro qui est au programme du jour avec quelques 230 km à parcourir, une progression modeste en comparaison aux jours précédents.

Après quelques réparations matinales et avoir programmé son itinéraire, chacun des équipages prend la route. C’est seulement une cinquantaine de kilomètres après le départ du convoi que tout le monde se retrouve coincé dans une file d’attente à la frontière sans savoir combien de temps cela durera. Les voitures à l’arrêt, des groupements s’organisent pour passer le temps. Jeux de cartes, jeux de balles, chansons, l’imagination est au rendez-vous. Bien que le temps s’écoule et que les étapes soient revues à la baisse pour la journée, ces quelques heures permettent aux raideurs de décompresser.

L’attente n’est pas désagréable, c’est parmi les montagnes que les équipages se suivent dans les lacets interminables aux flans de terre rougeâtre. La Bosnie est un pays restée en chantier depuis la guerre. C’est un paysage abîmé mais plein d’histoire auquel nous faisons face, entre bâtiments en construction et trous dans la chaussée.

Finalement, c’est après 3h00 d’embouteillage et un accrochage que nous arrivons au Monténégro, sous 35°C. Par manque de temps, la majorité des équipages choisissent des étapes situées non loin de l’itinéraire du bivouac ou tout simplement de s’arrêter sur la route pour une baignade improvisée. C’est donc raisonnablement que certains visitent le Mont Lovcen, qui offre un fabuleux panorama sur l’Adriatique ou encore la baie de Kotor, ville entourée de remparts et riche de vieux vestiges. Le Monténégro est un pays aux milles effluves, bonnes et mauvaises, qui reflètent la dualité de son développement caractérisé par les côtes balnéaires surchargées et des espaces verts transformés en déchetterie.

Aux alentours de 19h30, le village de Budva se voit accueillir petit à petit l’ensemble des Peugeot 205, qui ont parcouru depuis le départ 4000km. C’est sur un terrain vague près de la mer que nos équipages installent leurs tentes et ont la surprise de trouver pour leur toilette des douches à l’eau salée. Tout le monde s’endort ce soir avec l’espoir de trouver à notre arrivée le lendemain un peu d’eau chaude.

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